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L'ECONOMIE DISTRIBUTIVE
Publié par
AnaGrace
Le 5 juin 2009, j’ai assisté à la séance débat du film « Let’s make money » au cinéma indépendant Pandora d’Achères, animé par Marie-Louise Duboin. Ce soir là, j’ai fait la connaissance du mensuel « La Grande Relève ». A la sortie du débat, on m’a gentiment offert les numéros de janvier à mai 2009. J’ai lu avec passion et grand intérêt tous ces numéros. J’étais contente et en même temps, profondément troublée. Je suis toujours contente d’avoir trouvé en France de gens si raisonnables !
Je suis née dans la capitale de l’Equateur, Quito, en Amérique du Sud. Je me suis installée en France il y a bientôt dix ans et dans tout ce temps, je n’ai jamais rencontré de gens qui soient si proches des pensées auxquelles j’avais été familiarisée depuis mon enfance. Parler avec de gens qui ne se trouvent ni dans la droite ni dans la gauche française mais qui proposent un model tout à fait nouveau, logique et différent m’a donné beaucoup d’espoir… mais en même temps… J’étais troublée à cause du profond danger auquel nous sommes tous confrontés en tant qu’habitants de cette planète Terre. Je suis profondément attachée à la nature et donc, par la suite, très attachée au respect de l’environnement ; les dangers liés au réchauffement de la Planète ne m’étaient pas étrangers. Par contre, je maîtrisais assez peu l’économie et l’histoire du système économique actuel.
Les articles si bien écrits, si lucides et solides de Messieurs Aubin, Blavette, Glory, Evrard, etc. m’ont fait comprendre, voir et sentir les similitudes de la crise financière de ces derniers mois, avec celle du 1929. Je ne pense pas que le rapprochement de cette crise, aux deux Grandes Guerres Mondiales, soit anodin. La crise financière de l’époque et toute la haine sociale (qui ont donné comme résultat des milliers de morts, de souffrances et d’injustices) ont des causes communes : un système économique totalement aberrant qui est arrivé à dépasser les frontières, à se faire unique et mondial.
Dans les années 1980, lorsque je vivais toujours à Quito, je me souviens de l’étonnement reflété par ceux qui, étant allés aux Etats-Unis, ressentaient du « développement » : « Il y a des montagnes de voitures à peines abîmés… et on les emmène à la casse ! Ici, on pourrait les remettre en état par n’importe quel mécanicien et là-bas, on les jette ! » Vers la fin des années 1990, j’ai entendu un musicien populaire de Quito, raconter ce qui l’avait choqué de sa visite aux Etats-Unis : « C’est insupportable ! » disait-il, « on se promène n’importe où dans les villes, et on trouve beaucoup de choses en parfait état, jetés dans les rues comme de la poubelle ! C’est insupportable quant on sait qu’en Equateur, comme dans beaucoup d’autres pays, il y a tant de pauvreté… » Les personnes qui avaient eu l’opportunité de visiter le « premier » monde, étaient abasourdies par le gaspillage mais aussi, par l’opulence. Certains étaient critiques, d’autres en rêvaient à volonté. Moi qui étais à l’époque, encore une gamine, je me posais beaucoup de questions.
Plus tard, à Cuba, je rencontrais un Cubain qui rêvait de Miami, il entendait les blagues enregistrées sur une cassette audio, d’une Cubaine déjà installée. Une de ses blagues m’avait marqué profondément, elle faisait référence au papier toilette : « Il y en a pas aux Etats-Unis » disait-elle « peu importe, pas besoin de PQ quand on peut s’essuyer les fesses avec des tranches de jambon ! » …Et la pauvreté ? Je voyais bien que ce cubain, comme tant d’autres, avait une totale ignorance de la pauvreté qui régnait dans le monde, surtout celle qui existe aux Etats-Unis. Un autre Cubain, déjà sorti de Cuba, m’avait dit avec conscience que, pour une personne misérable, Cuba était le « paradis », mais pas pour une personne de classe moyenne qui peut aspirer à d’autres choses que ce que le système cubain peut lui offrir.
Quelques années après, j’ai quitté mon pays pour vivre en France. J’ai alors découvert les raisons pour lesquelles les gens se débarrassent de choses encore utiles : le prix de réparation est excessif ! Mais, qu’est-ce qui est excessif ? La main d’œuvre ? Pas vraiment. J’avais par exemple un mixeur fait d’un vase et d’un moteur. Remplacer le vase cassé, c'est-à-dire, faire l’achat du dit vase coûtait aussi cher que de racheter un nouveau mixeur ! Mais quelle est donc cette logique : comment le vase peut-il coûter aussi cher que le mixeur entier ?
J’ai acheté un blouson en cuir dans un petit village très pauvre de mon pays natal, dont les habitants se consacrent à la fabrication des habits en cuir. Je l’ai payé 40 dollars (c’est la monnaie imposée à mon pays depuis l’an 2000). La fermeture éclaire abîmée, je suis allée en France, chez le cordonnier. Avant de réaliser n’importe quel travail, il avertie toujours : « Cela va vous coûter peut-être aussi cher que ce que votre blouson vous a coûté ! » Et il ne se trompait pas. J’ai donc décidé de ramener mon blouson en Equateur, pour le faire réparer lors d’une autre visite ; cela a été beaucoup moins cher effectivement.
Pendant toutes ces années vécues en France, dans mon pays natal les choses avaient évolué épouvantablement : l’économie de marché régnante s’était aussi implantée. Bien qu’on puisse toujours se faire réparer les choses à des prix plus bas que ceux de la France, ce n’est plus si bon marché pour le coût de la vie locale. En conséquence, les gens font ce que font les gens en France ou aux Etats-Unis : ils n’arrêtent pas de jeter pour acheter et acheter à nouveau. C’est une société de consommation depuis que beaucoup des marchés se sont ouverts et que les banques ont simplifié toutes les démarches pour l’endettement.
Beaucoup avaient apprécié la dollarisation de la monnaie car auparavant la différence ne permettait pas les déplacements autour du monde. Voyager était une affaire de « riches » ! Peu à peu, « tout » est devenu accessible aux classes moyennes, « tout » mais au prix de l’endettement en permanence, du travail sans repos. C’est devenu aussi invivable comme ce que j’avais connu aux Etats-Unis lorsque je suis allée y travailler pendant quelques mois. La qualité de vie des populations de classe moyenne de mon pays natal n’est faite que d’heures et d’heures de travail, de bouchons dans la circulation, de shopping, d’endettement ! Déjà en 1990, tous les commerces étaient ouverts tous les jours de la semaine. Beaucoup avaient commencé à ouvrir 24 heures sur 24, avec service à domicile gratuit ! Cela n’a pas créé plus d’emplois puisque les employés sont toujours obligés d’assurer ces heures de week-end et du soir, sans pouvoir exiger un quelconque supplément d’argent. La misère étant déjà grande, si quelqu’un refusait, ce dernier serait vite remplacé par quelqu’un d’autre ayant besoin de travailler. Les gens ne savent que se soumettre et travailler, rien ne les protège. En plus, ils sont persuadés que c’est à cause de la « paresse » de leurs concitoyens que leur pays n’arrive pas à faire partie des pays développés.
Ce qu’avait rêvé la plupart de mes aïeuls, était enfin arrivé aux classes moyennes de mon Equateur natal : « le pouvoir d’achat » avait finalement augmenté. La pauvreté avait augmenté en parallèle de ce « pouvoir d’achat », depuis la dollarisation et la généralisation des emplois précaires. Les classes moyennes peuvent désormais se permettre ce qu’il ne pouvait pas se permettre auparavant, au coût de l’énorme augmentation de la misère, la délinquance, les dangers, l’insécurité et tous les autres problèmes sociaux. De ce fait, il reste peu de gens de la classe moyenne qui ne s’est pas fait photographier sous la Tour Eiffel. Le tourisme mondial a explosé avec ses dramatiques conséquences pour l’environnement. Je ne dis pas qu’il faudrait interdire le tourisme aux gens des pays en développent, mais je trouve réellement dommage que la plupart de gens de mon pays qui visitent le « monde », ont pour seul intérêt de se faire photographier au pied des monuments historiques les plus connus, dans le seul but de publier ces photos sur les sites de réseaux sociaux… Il y a beaucoup de gens qui s’endettent juste pour se faire féliciter par leur environnement social ; pas d’intérêts historiques, pas d’intérêts environnemental : dans un grand nombre de cas, c’est seulement une question de reconnaissance sociale… On avait été si « pauvres » et laissés de côté du développement auparavant…
Dans toute cette évolution de la vie des classes moyennes de mon pays d’origine (et des autres pays du tiers monde semblables) il n’y a eu aucune amélioration au niveau de la qualité de vie ; je dirais même qu’il y a eu une énorme détérioration : la santé, l’éducation et le temps libre continuent à être des privilèges pour ceux qui peuvent se les permettre, même l’air pur et l’eau propre à boire deviennent des luxes.
L’idée de « travailler plus pour gagner plus » (et gaspiller plus) ne m’a pas vraiment séduit… Il y a dix ans, lorsque je suis arrivée en France, j’avais été fascinée par ces systèmes de santé et d’éducation qui étaient, malgré leurs défaillances, largement plus justes que ceux auxquels j’avais été habituée. La qualité de vie avec les 35 heures de travail, les vacances, les promenades familiales du dimanche, l’intérêt pour la nature, le rassemblement familial autour de la table… étaient des énormes richesses à mes yeux. C’est vrai que la France n’a jamais été le paradis sur terre mais il y a de choses si bien ici ! Seulement… pour combien de temps ? Les enfants lisaient, maintenant ils jouent presque tous à la Nintendo ; les familles se promenaient dans les forêts, maintenant elles vont à Eurodisney et bientôt, elles pourront aller faire du shopping aussi les dimanches !
Bien que j’adore mon pays natal, j’ai choisi de rester en France pour tout ce que la France offrait à mon enfant. Je suis consciente qu’en France, il y a eu toujours un peu de tout, mais la société était franchement moins consommatrice qu’elle n’était aux Etats-Unis ou en Amérique Latine, il y a dix ans. Une profonde tristesse me remplit le cœur en pensant à cette France qui s’éteint peu à peu, ravagée par le pouvoir du système marchand où tout se vend, où tout s’achète …au « meilleur » prix !
Souvent, lorsqu’on me demande si je me plais en France, je fais part de tout ce que je trouve ici bien mieux qu’ailleurs. Pourquoi puis-je voir ce qu’il y a de bien en France ? Parce que je viens d’ailleurs ? Pas forcément. Toutes les personnes qui ont quitté leur pays d’origine, n’ont pas eu les mêmes chances que moi. Il est vrai que je suis arrivée en tant qu’étudiante et heureusement pour moi, la misère n’a jamais été la raison qui m’a poussée hors de mon pays natal.
Il y a peu de temps, je lisais les commentaires écrits à propos du nouveau film de Michael Moore, sur la Bourse et la Crise économique américaine et mondiale. C’étaient les critiques laissées par les usagers de Youtube. J’étais furieuse de lire autant de choses si bêtes ! On critiquait Moore et ses documentaires, les qualifiant de communistes : « Il n’y a que le capitalisme qui peut fonctionner » était clairement marqué !
De nos jours et dans cette crise, comment est-il possible qu’il y est encore des gens qui puissent y croire ! J’ai pensé donc à « Sicko » du même Michael Moore et j’ai compris que le travail fait avec la publicité constante depuis des décennies en faveur du capitalisme et contre le communisme, était profondément enraciné surtout dans les populations américanisées. Cette perception des choses ne provient pas d’un quelconque cynisme, c’est de l’ignorance, j’en suis certaine. La plupart des gens sont éduqués par les mass media. La télévision a très bien joué son rôle d’éducatrice en faisant du capitalisme et de la consommation à outrance, la panacée, le paradis.
Tous ceux qui, comme moi, critiquons le capitalisme, doivent être conscients des origines de nos différences avec cette large population éduquée par la télévision. C’est dans l’éducation que tout prend origine. Je parle de l’éducation fait chez soi et non pas que de celle des institutions parce que le système éducatif est fait et contrôlé pour maintenir l’ordre établi. Je peux voir les défaillances et questionner le système puisque j’étais élevée différemment. Par contre, ceux qui ont grandis soumis à l’obéissance, auront beaucoup de mal à prendre du recul et à questionner. L’éducation fait défaillance car elle est basée sur l’obéissance à l’autorité. Si au lieu de demander obéissance depuis la tendre enfance, on demandait réflexion, les individus grandiraient avec la liberté de penser, de choisir, de questionner. Ce n’est pas seulement l’éducation scolaire qui devraient changer et se remettre en question mais celle que nous donnons en tant que parents chez nous. Sommes-nous en train de faire grandir des moutons ou bien, essayons-nous de faire grandir des êtres libres, capables de penser, de réfléchir, de questionner, de choisir par eux-mêmes ?
Lorsque je parle d’un monde où tous les individus gagneraient la même chose, d’un monde où chacun choisirait son métier, pas en fonction de revenus mais en fonction de ce que chacun trouve du plaisir à faire, les gens se mettent en garde. Un monde où tout le monde serait « pareil » est un monde indésirable pour ceux qui ont besoin de soumettre pour s’imposer. « L’humain est fait de rivalité, c’est la nature humaine !» m’a-t-on déjà affirmé.
Je connais une fille qui grandit entourée de l’amour de son père et de sa mère. Ils ne sont pas riches, mais ils ont tout ce qu’il faut pour vivre heureux en se respectant eux-mêmes. Elle n’a pas de Nintendo comme ses autres copines et copains mais elle n’en veux pas et ne ressent jamais de jalousie vis-à-vis des autres. Elle se permet de rêver à des choses qu’elle désirerait, mais le fait d’y rêver ne l’empêche pas de profiter de ce qu’elle a déjà ! Elle est si heureuse et positive, qu’elle a l’impression de ne manquer de rien ! Evidement, elle a le respect et l’amour de son papa et de sa maman qui savent partager leur temps de travail avec leur temps en famille. Cette fille grandit en harmonie, elle n’a pas besoin de se comparer aux autres pour exister, elle est bien dans sa peau, elle est heureuse…
Je connais d’autres filles, qui n’ont malheureusement jamais l’attention de leurs parents ; leurs parents ont commencé par les mettre devant la télé lorsqu’elles étaient toutes petites. Ensuite, ces mêmes parents, leur ont acheté une Nintendo. Plus leurs filles sont distraites, plus ils arrivent à les évader. Ces filles ne se sentent pas aimées, elles ne se sentent pas bien dans leur peau, ainsi la jalousie ne se fait pas attendre. Elles ne sont jamais satisfaites ni heureuses, il leur faut toujours de plus en plus de choses pour les distraire du manque causé par l’absence de rapport avec leurs parents.
Je ne crois pas dans la jadis « nature » humaine faite de haine, de jalousie, d’ambition, de rancœur. C’est juste une question de famille, d’amour, de respect, d’éducation. Le capitalisme n’est que le résultat d’une société en manque de liens d’affection, d’une société qui a perdu toute conscience de vrais rapports humains. Nous pouvons continuer à écrire beaucoup de pages contre le système marchand, on peut toujours le critiquer, le questionner mais nous n’arriverons jamais à convaincre ceux qui ont grandi soumis et obéissants. Ce n’est pas toujours et seulement du cynisme, c’est de l’ignorance mais aussi de la peur de perdre leurs points de repère.
Il y a donc urgence à changer les méthodes éducatives, il faut commencer à accepter d’être questionnés en tant qu’adultes, sans pour autant renoncer à rester fermes face à nos décisions. Il faut avoir le courage de se confronter à soi même, de douter, de chercher, de choisir. J’ai beaucoup voyagé en me questionnant; c’est seulement ainsi que j’ai réussi à ouvrir mon esprit et à trouver des réponses.
Merci à tous ces gens de la Grande Relève qui m’ont appris beaucoup de choses sur cette économie confuse et obscurantiste ; à présent — et grâce à vous — j’ai beaucoup plus d’arguments pour lutter contre ce système autour de moi et pour rêver à une économie différente fait de partage.
Libre mercado, Capitalismo y Economía
Publié par
AnaGrace
El 5 de junio del 2009, asistí al debate y programación del filme « Let’s make money ». Esa noche, conocí la revista dirigida por Marie-Louise Duboin, llamada « La Grande Relève » y tuve la suerte de llevarme conmigo los números de enero a mayo del 2009. Los leí todos con muchísimo interés. Estaba muy contenta pero a la vez profundamente intranquila.
Nací en Quito, la capital del Ecuador en América del Sur. Hace casi diez años que vivo en Francia y en todo este tiempo no había encontrado gente que estuviese tan cercana de los pensamientos a los cuales yo había sido familiarizada desde la infancia. Hablar con gente que propone un modelo económico totalmente novedoso, lógico, diferente me ha dado muchísimas esperanzas. Y al mismo tiempo… Mi preocupación radica en el gran peligro al que nos confrontamos en tanto que habitantes del Planeta Tierra. Estoy profundamente vinculada a la naturaleza y al respeto medioambiental por lo tanto, los peligros ligados a la contaminación del Planeta no me eran ajenos. Pero debo admitir que la economía y la historia del sistema económico actual me resultaban confusos.
Los artículos tan bien escritos, tan lúcidos y sólidos de los Señores Aubin, Blavette, Glory, Evrard, etc. me hicieron comprender las semejanzas entre la crisis financiera de estos últimos tiempos con aquella sucedida en 1929. Dudo que la cercanía de dicha crisis con las dos Grandes Guerras Mundiales sea pura coincidencia. La crisis financiera de aquella época y todo el odio social (que dieron como resultado millares de muertes, crímenes horribles, sufrimiento e injusticias) tienen causas comunes: un sistema económico aberrante que ha logrado sobrepasar las fronteras, volverse único y mundial.
En los años 1980, cuando todavía era niña, quedé impresionada al oír que en los Estados Unidos: “¡Había montañas de automóviles a penas golpeados… abandonados en lo que llaman cementerios automotrices!” “¡Aquí se podría ponerles como nuevos en cualquier mecánica pero allá, se les bota por un rasponcito…!”
Hacia finales de 1990, escuché lo que Jaime Guevara (músico popular de Quito) decía sobre su visita a los Estados Unidos: “¡Es insoportable! Por donde quiera que uno pase, se topa con montones de cosas en perfecto estado, botadas en los recovecos de las calles como si se tratara de basura! ¡Es insoportable cuando uno sabe que en el Ecuador, como en tantos otros países, hay tanta pobreza!”
Las personas que habían tenido la oportunidad de visitar el “Primer Mundo”, estaban absortas por el derroche y la opulencia. Algunas tenían una visión más bien crítica de aquel “progreso”, otras —al contrario— ¡lo añoraban! Yo que entonces, todavía era demasiado joven, me preguntaba muchas cosas.
En Cuba, conocí a un cubano que soñaba con Miami, solía escuchar los chistes grabados en un cassette audio, de una comediante cubana instalada en Florida. Uno de esos chistes me marcó profundamente: “Dicen que en los Estados Unidos ¡no hay papel higiénico...! ¡Qué importa, si ahí se puede limpiar con tajadas de jamón!” ¿Y… la pobreza? Noté que aquél cubano, como muchos otros, ignoraba la miseria que abunda en el mundo, sobretodo aquella que se vive en los Estados Unidos de América y en los otros países desarrollados. Otro cubano ya fuera de Cuba, me dijo concienzudamente que, para una persona miserable, Cuba era el “paraíso” pero no para una persona de clase media que puede aspirar a otras cosas que lo que el sistema cubano puede ofrecer.
Poco tiempo después me instalé en Francia, entonces descubrí las razones por las cuales la gente se deshace de cosas todavía útiles: ¡el precio de reparación es excesivo! Pero, ¿qué es en realidad lo que cuesta tanto? ¿La mano de obra? No realmente. El vaso de mi licuadora se rompió. Cuando quise comprar un vaso para reemplazarlo, me enteré de que su costo era prácticamente igual al costo de una licuadora nueva! ¿Sobre qué se sustenta esta lógica? ¿Cómo es posible que el vaso cueste casi tanto como la licuadora entera?
Hace más de cinco años, compré un abrigo de cuero en Quisapinche (pueblo cercano a la ciudad de Ambato, Ecuador), pagué por él 40 dólares (moneda impuesta en mi país natal desde el año 2000). Cuando el cierre se dañó, quise hacerlo reparar en Francia. Siempre que acudo a ese tipo de servicio, me reciben alertándome: “¡Puede ser que la reparación le cueste tan caro como el abrigo! ¿Quiere hacerlo?” Aquí están acostumbrados a que las personas renuncien a las reparaciones, por eso siempre advierten a la clientela antes de aceptar ese tipo de trabajo. El hombre no se equivocaba. Decidí guardar el abrigo para hacerlo reparar en Quito, en una próxima visita.
Durante todos estos años vividos en Francia, en mi país natal las cosas han evolucionado “desastrosamente”: la economía de mercado en boga, se ha instalado también ahí. Y aunque todavía se puedan reparar los objetos a precios menos onerosos que los de Francia, en relación al costo de la vida local, ya no resulta tan ventajoso. Esto ha hecho que la gente de mi país, haga hoy en día lo que hacían ya desde hace mucho las personas en Francia o en los Estados Unidos: ¡No paran de botarlo todo para comprar cosas nuevas! El Ecuador es una sociedad de consumo desde que muchos mercados se han abierto y desde que los bancos han simplificado los trámites para el endeudamiento.
Muchas personas apreciaron la dolarización ya que la moneda local no permitía los viajes alrededor del mundo, a causa de su bajísimo valor de cambio. Viajar era cosa de “ricos”. Poco a poco, “todo” va volviéndose accesible a las clases medias, “todo” pero al costo del endeudamiento permanente, del trabajo sin reposo. Se ha vuelto tan inhumano como lo que yo había conocido en los Estados Unidos cuando fui a trabajar durante unos largos meses hace ya más de diez años. La calidad de vida de la población de clase media de mi país natal es hecha de horas y horas de trabajo, de atascos en el tráfico vehicular, de shopping y de endeudamiento. Ya en 1990, todos los comercios abrían los siete días de la semana. Muchos habían comenzado a atender 24 horas al día ¡con servicio gratuito a domicilio! Aquello nunca creó más fuentes de trabajo porque los empleados siempre han estado sujetos a la obligación de trabajar horas extras en las noches y fines de semana sin poder exigir ningún tipo de remuneración suplementaria. Siendo tan grande la miseria del país, si alguien rechaza dichas condiciones laborales, será reemplazado sin ningún problema por alguna otra persona en necesidad de salario. La gente de mi país natal no sabe sino someterse y trabajar. Nada les protege. Lo peor es que muchos están persuadidos que es a causa de la “pereza” de sus compatriotas que su país no consigue salir del subdesarrollo. (Cuando es en realidad la DIT, División Internacional del Trabajo, la que ha condenado a unos países a ser pobres, para asegurar que otros se hagan cada vez más ricos.)
Lo que había soñado la mayoría de mis ancestros, al fin ha llegado a las clases medias de mi Ecuador natal: ¡el poder adquisitivo aumenta! Pero la miseria también ha aumentado a partir de la dolarización y de la generalización de los empleos informales. Las clases medias pueden permitirse ahora muchas de las cosas que antes no podían permitirse, pero a costa de la generalización de la pobreza, del aumento desmedido de la miseria, la delincuencia, los peligros, la inseguridad y el resto de los problemas sociales que surgen en consecuencia. No queda mucha gente de las clases medias que no se haya hecho ya fotografiar bajo la Torre Eiffel. El turismo mundial ha estallado con las dramáticas consecuencias ecológicas que eso significa. No digo que haya que prohibir el turismo a las personas de los países en desarrollo, lo que me parece lamentable es que la mayoría de las personas de mi país, o de Latinoamérica, salgan a visitar el “mundo” con el único interés de hacerse fotografiar —en el menor tiempo posible— al pie de los monumentos históricos más famosos, con el único fin de publicar sus fotos en los sitios de relaciones sociales sobre Internet. Hay todavía muchísima gente que se endeuda solo para poder ser felicitada por su círculo de amistades. Nada de intereses históricos o geográficos, ningún interés medioambiental; en muchísimos casos sólo es cuestión de reconocimiento social… “Habíamos sido tan pobres, tan subdesarrollados, tan relegados del “desarrollo” del mundo…”
En toda esta evolución vivida por las clases medias latinoamericanas, no ha habido ninguna mejoría en el nivel de la calidad de vida, sino una terrible deterioración: la salud, la educación y el tiempo libre continúan siendo privilegios para quienes pueden permitírselo, incluso el aire puro y el agua potable se han convertido en lujos.
Por eso es que la idea de “trabajar más, para ganar más” (eslogan de campaña de Nicolas Sarkozy) nunca llegó a seducirme... Hace diez años, cuando yo llegué a Francia, su sistema de educación y de salud me fascinaron porque, a pesar de sus grandes deficiencias, eran muchísimo mejores que lo que yo había conocido en el Ecuador. La calidad de vida con sus 35 horas de trabajo a la semana, las vacaciones pagadas, los paseos familiares los domingos, el interés por la naturaleza, los encuentros familiares al rededor de la mesa, el gusto por el buen comer... eran demasiado para ser verdad. Cierto es que Francia nunca ha sido el paraíso sobre la Tierra, pero ¡hay tantas cosas bien aquí...! Lo triste es saber que el gobierno actual está haciendo todo porque Francia se transforme en los Estados Unidos...
Cuando yo llegué, los niños y niñas gustaban de la lectura, ahora juegan a la Nintendo. Las familias se paseaban en los bosques los domingos, ahora pueden ir a Eurodisney y muy pronto (cuando la ley sea aprobada) podrán ir a hacer shopping incluso los domingos...
Aunque amo mi Ecuador natal, elegí vivir aquí por todo aquello que Francia me permite ofrecerle a mi hija. Soy consciente de que nunca ha sido todo color de rosa, que en Francia siempre hubo un poco de todo, pero hace diez años, la sociedad francesa era mucho menos consumista que la sociedad estadounidense o la latinoamericana. Una profunda tristeza me llena el corazón pensando en esa Francia que se extingue poco a poco, devastada por el sistema de mercado dónde todo se compra, todo se vende...
¿Por qué puedo ver lo bueno de Francia cuando mucha gente —nativa de aquí— no lo ve? ¿porque provengo de otro país? En realidad no es así. Todas las personas que han llegado a Francia no han tenido la misma suerte… Cierto es, que llegué como estudiante, que la miseria nunca me obligó a salir de mi país.
Hace poco, leía los comentarios escritos en Youtube sobre el documental de Michael Moore: “Capitalism, A love story”. Estaba enfurecida ¡leyendo tantas tonterías! Algunos criticaban a Moore calificándole de “comunista” y decían: ¡“Solo el capitalismo puede funcionar”!
En nuestros días y en medio de esta fuerte crisis, ¿cómo es posible que todavía exista gente que pueda creer en el capitalismo? He pensado en “Sicko” otra obra maestra de Moore y eso me ayudó a comprender que el trabajo constante de la publicidad en pro del consumo y contra el comunismo, se ha enraízado en lo profundo de todas las poblaciones americanizadas. Aquella percepción de las cosas no es fruto del cinismo actual, sino de la ignorancia. La mayor parte de la gente ha sido educada por los mass media. La televisión ha cumplido su rol de educadora de masas, haciendo del capitalismo y del consumo desenfrenado, dos grandes paraísos...
Todas aquellas personas que como yo, criticamos el capitalismo, debemos ser conscientes de aquello que nos ha hecho diferentes a toda esa gente educada por la televisión. Es en la educación dónde todo toma forma. Y hablo de la educación que se recibe en el hogar, no de la que se da en las instituciones educativas porque los sistemas de educación están hechos para mantener el sistema, no para transgredirlo.
Yo soy capaz de ver las fallas y de cuestionar el sistema porque he sido educada de un modo distinto. Pero todo aquél que haya crecido sometido a la obediencia, tendrá muchas dificultades para tomar distancia y cuestionar. La educación es errada cuando se basa en la obediencia a la autoridad. Si en lugar de pedir obediencia, pediríamos reflexión, los niños y niñas crecerían con la libertad de pensar, libres de elegir, de cuestionar. No es solamente la educación escolar la que debe cambiar sino aquella que nosotros y nosotras damos a nuestros hijos e hijas en nuestros hogares. ¿Estamos educandos borregos? O ¿estamos educando para la libertad?
Cuando hablo de un mundo en el que toda la gente gane el mismo dinero, de un mundo en el cual se elija lo que se quiere hacer en función del placer y no en función del dinero, muchos se ponen en guardia: Un mundo en el que todos y todas seamos iguales, es indeseable para quiénes necesitan someter a los otros para poder imponerse, para existir.
“La rivalidad es naturaleza humana...” Me han asegurado...
Conozco una niña que crece rodeada del amor de su padre y de su madre. No soy ricos pero tienen todo aquello que necesitan para vivir felices respetándose a sí mismos. Ella no tiene Nintendo como sus amigas pero no quiere tener uno y nunca se siente celosa de las y los otros niños. Ella es libre de soñar en cosas que le gustaría tener, pero soñar no le impide aprovechar de aquello que tiene ahora. Es tan feliz y positiva que le parece que nada le falta. Obviamente, tiene el respeto y el amor de su mamá y de su papá que saben compartir sus tiempos de trabajo con los de familia. Esta niña crece en armonía, no tiene necesidad de compararse a otros para sentir que existe; se siente bien consigo misma, es feliz.
Conozco otras niñas que desgraciadamente nunca tienen la atención ni de sus papás ni de sus mamás; sus padres comenzaron por ponerlas frente a la televisión cuando eran todavía bebitas. Luego, les compraron el Nintendo. Mientras más distraidas están, más ellos pueden evadirlas. Esas niñas no se sienten amadas, no se sienten bien consigo mismas y por ende, son extremadamente celosas y competitivas. Nunca están satisfechas ni son felices. Necesitan siempre más y más cosas que las distraigan del vacío causado por la ausencia y el distanciamiento de sus padres y de sus madres.
No creo en la tal “naturaleza” humana hecha de odio y de celos, de ambición, de rencor y de codicia. Es una cuestión de familia, de amor, de respeto, de educación. El capitalismo no es sino el resultado de una sociedad en falta de lazos afectivos, de una sociedad que ha perdido la noción de la profundidad de las verdaderas relaciones humanas. Podemos seguir escribiendo páginas y páginas contra el sistema de mercado, podemos criticarlo tanto como queramos, pero nunca podremos convencer a esas personas que han crecido sometidas y obedientes. No es siempre y solamente cinismo, es ignorancia pero sobretodo: miedo a perderse, a quedarse sin puntos de referencia.
¡Nos urge cambiar el método! Hay que comenzar a aceptar el ser cuestionados y cuestionadas en tanto que personas adultas, sin dejar de ser firmes en la toma de decisiones. Hay que tener el coraje de confrontarse a nosotros y nosotras mismas, a dudar, a buscar, a elegir. He viajado mucho preguntándomelo todo, es solamente de esa manera que he logrado abrir mi espíritu y encontrar las respuestas.
Gracias a todas las personas que hacen la Grande Relève por haberme enseñado mucho sobre esta economía confusa y oscurantista. Ahora y gracias a ustedes, tengo aun más argumentos para luchar contra este sistema y para soñar en una economía distinta hecha de libertad y de justicia.
jueves, octubre 22
Volver de Pedro Almodóvar
Publié par
AnaGrace
Es cierto que la “Mala Educación” no me tocó profundamente. No era una mala película pero no superaba las sensaciones que “Hable con Ella” me había despertado. Volver, ha vuelto a despertarlas, a cuestionarlas, a conmoverlas. ¡Qué genialidad! Sin duda un gran cineasta pero sobretodo un humano profundamente humano. Completísimo. Eso es lo que más me gusta de los personajes que fabrica Pedro: no son seres sumidos a las normas sociales que les pretende buenos o malos. No. Almodovar me regala seres humanos completos, complejísimos.
Agustina, por ejemplo: mujer simple, de puebo —y sin embargo—, ni es hipócrita, ni reprimida; es una mujer sola, nada más eso... pero muchímo también.
Todas esas mujeres tienen fuerza: sus vidas son dramáticas, cada una atravieza o ha atravezado cosas muy fuertes: “Fui criado por mujeres... crecí escuchando a esas mujeres contar historias extraordinarias. Mis personajes están profundametne ancrados en la realidad incluso si pertenecen a la ficción”, dice Pedro.
Pedro dice que ha querido tratar la muerte, entonces viene a mi mente la imagen tenaz de aquél ataúd adornado con flores y seguido por una multitud de mujeres “envejecidas”, vestidas de negro, a quiénes siguen los hombres de cabellos blancos también de luto.
¿Cómo decirlo? ¡Qué película ha logrado Almodóvar!
Y cito:
“...leí el guión en un suspiro. El hiperrealismo de las primeras escenas te coloca en una situación de enorme tensión emocional. A la pintura hiperrealista se le ha dado este nombre porque no sabían en qué se diferenciaba exactamente de la realista. En este país hemos confundido desde siempre el realismo con el costumbrismo. La pintura flamenca es hiperrealista porque es fantástica, porque nos coloca en una dimensión de la realidad que nos permite extrañarnos de las situaciones más cotidianas. Una vez que Pedro nos ha colocado en esa situación del principio, que se resuelve con la aparición del fantasma en el maletero del coche, puede hacer lo que quiera con el espectador. Y lo hace. “Volver” es un juego de manos narrativo permanente, un artefacto prodigioso. Y nunca sabes dónde está el truco.
No hay en este guión frontera que Pedro no se haya atrevido a traspasar. Se mueve en la línea que separa la vida de la muerte como un funambulista en un alambre. Mezcla materiales narrativos de procedencias aparentemente incompatibles con una naturalidad pasmosa. Y cuantos más materiales añade, mayor es la lógica interna del relato...
No podía evitar, mientras leía “Volver”, evocar la lectura de Pedro Páramo. No tiene nada que ver la novela de Rulfo con el guión de Pedro, excepto en la naturalidad con la que ambos logran que convivan los muertos con los vivos; lo real con lo irreal; lo fantástico con lo cotidiano; lo imaginado con lo vivido; el sueño con la vigilia. Durante la lectura del guión, como durante la lectura de la novela de Rulfo, el lector tiene una sensación onírica permanente. Está despierto, desde luego, pero atrapado en un sueño, que es el relato que tiene entre manos. Lo curioso es que la novela de Rulfo es furiosamente mejicana del mismo modo que el guión de Pedro es furiosamente manchego...”
“Querido Pedro: El guión de tu nueva película me ha gustado mucho. Todo en él me resulta muy familiar, muy tuyo. Me recuerda al mundo de “Qué he hecho yo para merecer esto?!” Pero es menos barroco, hay en él una transparencia que nos sitúa de nuevo en ese mismo mundo, como no podría ser de otra manera, pero de una forma distinta, más poética, más sabia, más conmovedora. Es maravillosa esa mezcla de horror y de felicidad. Como si tus personajes supieran encontrar en medio del infierno, como quería Calvino, aquello que no es infierno, y se las arreglaran siempre para hacerlo durar en sus vidas. Esa mezcla tan tuya de candor y perversidad, que hace graciosas las cosas más tremendas y acierta a encontrar la belleza y la esperanza donde parece que no pueden existir, me parece una de las cosas más maravillosas de tu cine. Tu guión me ha recordado una historia que Tolstoi cuenta en algún lugar. Un pater visita uno de sus monasterios perdidos en las islas griegas y se encuentra con cuatro monjes. Descubre que no saben el Padre Nuestro y escandalizado se lo enseña. Luego se despide de ellos. Ya está lejos de la costa cuando ve algo que se desliza veloz hacia su barca. Se fija más y enseguida comprueba que son los monjes que acaba de visitar. ¡Y que vienen corriendo sobre el agua! Cuando le alcanzan le dicen que han olvidado la oración que acaba de enseñarles, y si se la puede repetir. Y el pater contesta conmovido que no tienen que recordarla, que ellos no la necesitan.
Así me parecen los personajes de tu película. Vienen a nosotros a pedirnos socorro, vulnerables y perdidos, pero lo hacen corriendo sobre las aguas. Ellos no se dan cuenta, pero es ese el extraño y maravilloso camino que siguen para llegar a nosotros. Y entonces, ¿qué podemos decirles? Que no importa lo que les pasa, lo que sufren, las cosas extrañas y terribles que les suceden, que nosotros no somos nadie para juzgarles. Aún más, que son ellos los que podrían juzgarnos a nosotros, aunque sabemos que no lo harán nunca, porque ellos no están obsesionados por la justicia sino por el amor. Y que lo mejor que pueden hacer es seguir siendo como son. Así veo este guión, como un cuento. En los cuentos hay cosas terribles: descuartizamientos, padres que quieren acostarse con sus hijas adolescentes, niños que son abandonados en el bosque, criaturas feroces que devoran carne humana... todo lo más extremo cabe en ellos, y sin embargo, al lado de ese horror, siempre aparece eso tan raro que llamamos inocencia. Es muy difícil de definir lo que es pero nada más fácil de identificar cuando aparece. Creo que el arte está para perseguir esa inocencia, que suele aparecer en los parajes más oscuros...”
NOTA: Este artículo fue escrito en el 2006 cuando la película Volver fue estrenada en Francia, pero no había pensado en publicarlo (en este blog) hasta ahora...
martes, septiembre 1
LE PROGRES
Publié par
AnaGrace
Lorsque j’étais enfant, le futur se rêvait rempli de technologies modernes : les dessins animés, les films, étaient imaginés pleins de machines capables d’accomplir toutes les tâches. Le futur s’imaginait enfermé dans des capsules volantes, dans des bâtiments hauts jusqu’au ciel, dans des espaces fermés. La nature dans tout cet imaginaire n’avait guère de place, elle était dépourvue d’intérêt. Vingt ans plus tard, tout avait commencé à devenir « vrai » ! Les nouvelles technologies se sont vite surpassées les unes des autres. De nos jours, la technologie nous semble capable de toutes les prouesses. Ces rêves d’autre fois, sont restés encrés dans le désir de plusieurs générations. Pour beaucoup d’entre elles, le progrès n’est possible qu’avec un grand coût écologique.
Mais qu’est-ce que le progrès ?
Le « progrès » nous semble appartenir uniquement aux pays riches, c’est pour cela que tous les pays en voie de développement se hâtent d’atteindre le même niveau dans ce paradis : ils se remplissent d’appareils et de machines de la « haute » technologie espérant se voir enfin libérés du leur statut de sous-développés. Mais rien à faire, les pays riches continuent à être riches et les pays pauvres continuent à s’appauvrir. Quel est le problème ?
Le système socialiste répondra à ma question en disant qu’il faut une meilleure répartition des richesses, que tous les habitants de la Terre aient les mêmes conditions de vie. Si la solution est que tout les gens du monde vivent de la même façon que vivent les gens de pays « développés », il nous faudra plus qu’une planète Terre pour pouvoir y réussir !
Pendant très longtemps, j’ai crû que seul le socialisme pouvait changer le sort de pays pauvres et de toutes les personnes appauvries de la Planète, jusqu’au jour où je me suis rendue compte, que le problème n’était pas la répartition des richesses mais la conception même de cette richesse.
Dans la ville où j’habite on fait construire le plus grand hypermarché de la région, les magasins de voitures se battent pour faire la plus grande vitrine d’exposition, on casse les grandes et anciennes maisons historiques pour y entasser à la place, de nombreux appartements et maisons de « ville ». A la place de deux anciennes petites écoles maternelles, on a fait construire une seule et très grande école : « Avant, dans les anciennes écoles, on arrivait à se connaître (entre maîtres et maîtresses) », m’avaient dit quelques enseignantes : « on savait qui était qui, on pouvait se parler. Maintenant que l’école est devenue trop grande, nous arrivons à peine à nous voir d’une extrémité à l’autre de l’école… ».
Voilà comment conçoit le progrès le Maire de ma ville. Il y a longtemps on avait fait bâtir ici, dans un vaste espace de forêt, « un paradis sur terre », l’endroit où l’on pouvait s’évader de complications de la ville pour se ressourcer de la magie de la nature. Le site est en ruines actuellement même en faisant parti d’une zone protégée. La vie dans mon village ressemble de plus en plus à celle des grandes villes : la circulation est trop importante pour l’infrastructure routière, car le nombre d’habitants a augmenté considérablement, en très peu de temps.
La plupart des gens qui nous gouvernent avaient grandis concevant le progrès éloigné de la nature. Il fallait construire beaucoup de voies rapides pour toutes les voitures qu’il fallait fabriquer et vendre ; il fallait faire des énormes bâtiments, supprimer les arbres et les forêts.
Ceux qui vivent dans les pays du tiers monde ont encore plus de mal que ceux qui vivent dans les pays développés, à comprendre et accepter, que nous nous sommes trompés de progrès, qu’on a mal conçu les richesses, qu’il faut tout refaire : il faut inventer un autre développement, il faut investir dans d’autres richesses.
Il y faudra réfléchir longuement car plus on « démocratise » toutes ces prétendues richesses, plus la dévastation des ressources devient incorrigible ; les rivières et océans commencent à manquer de poisson, des forêts entières disparaissent et avec eux, l’équilibre de notre écosystème. Beaucoup continuent à nier le lien entre la nature et notre survie, mais ce refus devient de plus en plus insoutenable face à tous les témoignages de tous les horizons du monde où notre empreinte écologique n’arrive plus à être dissimulée.
Après tout, avec tout ce développement, toutes ses grandes infrastructures, avec toutes ces technologies modernes, les pays riches n’arrivent pas à calmer le désespoir de leurs populations : les gens s’entretuent, se font du mal et sont malheureux ! Nous sommes envahis de choses inutiles qui nous distraient très peu de temps, le temps que les nouveautés deviennent accessibles à nos budgets, que tout le superflue se « démocratise ». Si au lieu de faire construire une seule et très grande école, le Maire de ma ville en avait fait construire une troisième à taille humaine, on aurait pu attendre que la qualité des rapports restent humains, que les enfants jouissent d’assez d’espace, de temps et de calme pour se rencontrer et pour apprendre ensemble.
La véritable richesse est liée à la nature, mais aussi à la qualité et à l’usage que nous faisons d’elle, des infrastructures et des nouvelles technologies. De toute façon, qui pourrait vivre sans une goutte d’eau ? L’eau douce est une source épuisable, nous le savons maintenant. Et nous, les Hommes et Femmes de la Terre, nous sommes liés à elle comme un bébé au cordon ombilical de sa maman. Nous ne pouvons pas couper ce cordon, nous ne pouvons pas nous séparer de cette Terre, du moins de notre vivant, mais nous n’arriverons pas à y tenir trop longtemps, si nous continuons à la vider de tout ce qu’elle pu nous offrir pour vivre et nous développer sainement et en harmonie avec elle !
Mais qu’est-ce que le progrès ?
Le « progrès » nous semble appartenir uniquement aux pays riches, c’est pour cela que tous les pays en voie de développement se hâtent d’atteindre le même niveau dans ce paradis : ils se remplissent d’appareils et de machines de la « haute » technologie espérant se voir enfin libérés du leur statut de sous-développés. Mais rien à faire, les pays riches continuent à être riches et les pays pauvres continuent à s’appauvrir. Quel est le problème ?
Le système socialiste répondra à ma question en disant qu’il faut une meilleure répartition des richesses, que tous les habitants de la Terre aient les mêmes conditions de vie. Si la solution est que tout les gens du monde vivent de la même façon que vivent les gens de pays « développés », il nous faudra plus qu’une planète Terre pour pouvoir y réussir !
Pendant très longtemps, j’ai crû que seul le socialisme pouvait changer le sort de pays pauvres et de toutes les personnes appauvries de la Planète, jusqu’au jour où je me suis rendue compte, que le problème n’était pas la répartition des richesses mais la conception même de cette richesse.
Dans la ville où j’habite on fait construire le plus grand hypermarché de la région, les magasins de voitures se battent pour faire la plus grande vitrine d’exposition, on casse les grandes et anciennes maisons historiques pour y entasser à la place, de nombreux appartements et maisons de « ville ». A la place de deux anciennes petites écoles maternelles, on a fait construire une seule et très grande école : « Avant, dans les anciennes écoles, on arrivait à se connaître (entre maîtres et maîtresses) », m’avaient dit quelques enseignantes : « on savait qui était qui, on pouvait se parler. Maintenant que l’école est devenue trop grande, nous arrivons à peine à nous voir d’une extrémité à l’autre de l’école… ».
Voilà comment conçoit le progrès le Maire de ma ville. Il y a longtemps on avait fait bâtir ici, dans un vaste espace de forêt, « un paradis sur terre », l’endroit où l’on pouvait s’évader de complications de la ville pour se ressourcer de la magie de la nature. Le site est en ruines actuellement même en faisant parti d’une zone protégée. La vie dans mon village ressemble de plus en plus à celle des grandes villes : la circulation est trop importante pour l’infrastructure routière, car le nombre d’habitants a augmenté considérablement, en très peu de temps.
La plupart des gens qui nous gouvernent avaient grandis concevant le progrès éloigné de la nature. Il fallait construire beaucoup de voies rapides pour toutes les voitures qu’il fallait fabriquer et vendre ; il fallait faire des énormes bâtiments, supprimer les arbres et les forêts.
Ceux qui vivent dans les pays du tiers monde ont encore plus de mal que ceux qui vivent dans les pays développés, à comprendre et accepter, que nous nous sommes trompés de progrès, qu’on a mal conçu les richesses, qu’il faut tout refaire : il faut inventer un autre développement, il faut investir dans d’autres richesses.
Il y faudra réfléchir longuement car plus on « démocratise » toutes ces prétendues richesses, plus la dévastation des ressources devient incorrigible ; les rivières et océans commencent à manquer de poisson, des forêts entières disparaissent et avec eux, l’équilibre de notre écosystème. Beaucoup continuent à nier le lien entre la nature et notre survie, mais ce refus devient de plus en plus insoutenable face à tous les témoignages de tous les horizons du monde où notre empreinte écologique n’arrive plus à être dissimulée.
Après tout, avec tout ce développement, toutes ses grandes infrastructures, avec toutes ces technologies modernes, les pays riches n’arrivent pas à calmer le désespoir de leurs populations : les gens s’entretuent, se font du mal et sont malheureux ! Nous sommes envahis de choses inutiles qui nous distraient très peu de temps, le temps que les nouveautés deviennent accessibles à nos budgets, que tout le superflue se « démocratise ». Si au lieu de faire construire une seule et très grande école, le Maire de ma ville en avait fait construire une troisième à taille humaine, on aurait pu attendre que la qualité des rapports restent humains, que les enfants jouissent d’assez d’espace, de temps et de calme pour se rencontrer et pour apprendre ensemble.
La véritable richesse est liée à la nature, mais aussi à la qualité et à l’usage que nous faisons d’elle, des infrastructures et des nouvelles technologies. De toute façon, qui pourrait vivre sans une goutte d’eau ? L’eau douce est une source épuisable, nous le savons maintenant. Et nous, les Hommes et Femmes de la Terre, nous sommes liés à elle comme un bébé au cordon ombilical de sa maman. Nous ne pouvons pas couper ce cordon, nous ne pouvons pas nous séparer de cette Terre, du moins de notre vivant, mais nous n’arriverons pas à y tenir trop longtemps, si nous continuons à la vider de tout ce qu’elle pu nous offrir pour vivre et nous développer sainement et en harmonie avec elle !
EL PROGRESO
Publié par
AnaGrace
Cuando era niña, el futuro se soñaba lleno de tecnología moderna: los dibujos animados, los filmes, todo era imaginado lleno de máquinas capaces de cumplir todos los quehaceres. El futuro se imaginaba encerrado en cápsulas voladoras, dentro de edificaciones altas hasta llegar al cielo, en espacios cerrados. La naturaleza en todo este imaginario no tenía cabida, estaba desprovista de cualquier interés. Veinte años más tarde, todo había comenzado a volverse “realidad”. Las nuevas tecnologías se sobrepasaron rápidamente unas a otras. En nuestros días, la tecnología nos parece capaz de cualquier proeza. Esos sueños de otros tiempos quedaron marcados en el deseo de muchas generaciones. Para muchas de ellas, el progreso no es posible si no a través de un altísimo costo ecológico.
Pero, ¿qué es el progreso?
El progreso nos parece pertenecer únicamente a los países ricos, es por esta razón que todos los países en vías de desarrollo se apresuran para alcanzar el mismo nivel de “paraíso”: se llenan de aparatos y de máquinas de alta tecnología esperando verse en fin liberados de sus estatutos de países en subdesarrollo. Pero, nada qué hacer, los países ricos continúan siendo ricos y los países pobres continúan empobreciéndose cada vez más. ¿Cuál es el problema?
El sistema socialista me dirá que se necesita una mejor repartición de las riquezas para que todos los habitantes de la Tierra tengan las mismas condiciones de vida. Pero yo me digo que si la solución está en que todas las personas del mundo vivan de la misma manera en que vive la gente de los países “desarrollados”, necesitaremos más que un solo planeta Tierra para poder lograrlo…
Durante muchísimo tiempo creí que solo el socialismo podría cambiar el curso de los países pobres y de todas las personas empobrecidas del Planeta hasta el día en que me di cuenta de que el problema no estaba solamente ligado a la repartición de las riquezas sino y, sobretodo, a la concepción misma de riqueza.
En la ciudad donde yo vivo se está construyendo el más grande hipermercado de la región, las tiendas de automóviles compiten con frenesí para ver cuál de ellas llega a construir la mejor y más grande vitrina de exposición y de venta; se han echado a bajo las grandes y viejas casas históricas para amontonar en sus lugares, numerosos departamentos y casas de “ciudad” (a precios exorbitantes, cabe decir). En lugar de las dos antiguas escuelas maternales, se hizo construir una enorme y única escuela: “Antes, en las antiguas escuelas, llegábamos a conocernos (entre maestros y maestras)”, me habían dicho algunos educadores y educadoras: “Sabíamos quién era quién, podíamos hablarnos. Ahora que la escuela ha crecido tanto, a penas si llegamos a vernos de un extremo al otro de la ella…”
Es así como concibe el progreso la Alcaldía de la ciudad en donde vivo. Hace muchísimo tiempo, se creó aquí mismo, en un vasto espacio de bosque “un paraíso en la tierra”; era el lugar en dónde se podía evadir las complicaciones de la gran ciudad para cargarse de la magia de la naturaleza. El sitio está actualmente en ruinas incluso tratándose de un área protegida. La vida en mi ciudad se parece cada vez más a la vida de las grandes ciudades, la circulación es excesiva para la infraestructura pues el número de habitantes ha aumentado considerablemente en muy poco tiempo. La mayoría de gente que nos gobierna, creció concibiendo el progreso alejado de la naturaleza: hay que construir muchas vías rápidas para todos los automóviles que hay que fabricar y vender, hay que hacer enormes edificios, suprimir los arboles, los jardines y los bosques, ¡hay que llenarnos de tecnología moderna!
Quiénes viven en los países del Tercer Mundo tienen todavía mas dificultad, que quiénes viven en los países desarrollados, para comprender y para aceptar que nos hemos equivocado de «progreso», que hemos concebido la riqueza equivocadamente, que hay que rehacer todo de nuevo: se necesita inventar otro desarrollo, hay que investir en otras riquezas. Habrá que reflexionar profundamente en esto, pues cada vez que se «democratizan» las pretendidas riquezas, la devastación de los recursos primarios se vuelve fatal: los ríos y los océanos comienzan a carecer de pescado, bosques enteros están desapareciendo y con ellos el equilibrio de nuestro frágil ecosistema. Mucha gente continua negándose a aceptar que nuestra supervivencia está ligada a la conservación de la naturaleza, pero ese rechazo se hace cada vez menos sostenible frente a todos los testimonios de todos los horizontes del mundo en dónde nuestro impacto ecológico no consigue ya ser disimulado.
Después de todo, con todo ese desarrollo, con todas esas grandes infraestructuras, con todas esas tecnologías modernas, los países ricos no consiguen calmar la desesperación de sus pueblos: la gente se mata, se hace daño, son infelices… Estamos invadidos e invadidas de cosas inútiles que nos distraen durante muy poco tiempo, el tiempo en que las novedades bajen de precio y se vuelvan accesibles a nuestro presupuesto, es decir hasta que todo lo superfluo se “democratice”. Si en lugar de hacer construir una sola y grande escuela, el alcalde de mi ciudad hubiera hecho construir una tercera escuela de talla “humana”, hubiésemos podido esperar que la calidad de las relaciones humanas mejore, que los niños y niñas gocen de espacio suficiente, de tiempo y de calma para poder encontrarse, conocerse y aprender juntos unos con otras en armonía.
La verdadera riqueza está ligada a la naturaleza pero además, a la calidad y al uso que nosotros hacemos de ella, de las infraestructuras y de las nuevas tecnologías. De todas maneras, ¿quién podría vivir sin una gota de agua dulce? El agua dulce es una fuente perecible, ahora estamos seguros/as de ello. Nosotros y nosotras, hombres y mujeres de la Tierra, estamos ligados a ella como lo está un bebé al cordón umbilical de su madre. No podemos cortar ese cordón, no podemos separarnos de esta Tierra, al menos en vida; pero no podremos seguir así durante mucho tiempo si continuamos vaciándola de todo aquello que ella puede ofrecernos para vivir y desarrollarnos sanamente y en armonía con ella.
sábado, agosto 15
Le mystère de bébés
Publié par
AnaGrace

Dans la chronique « Savoir être » de France Info du samedi 15 août 2009 (1), la Psychanalyste Claude Halmos parlait d’un certain mystère des bébés. On croit que l’enfant arrive à l’âge de la compréhension vers les six, sept ans, lorsqu’il perd ses dents de lait. Cependant, Françoise Dolto (2) avait prouvé que le bébé était en mesure de comprendre lorsqu’on lui parlait. Par exemple, disait-elle, lorsqu’un bébé ne dort pas la nuit, au point de pousser ses parents à consulter un spécialiste, on va chercher à comprendre ce qui l’empêche de dormir. La cause trouvée, il faudra ensuite parler au bébé pour lui expliquer les causes et pour le calmer. Ainsi, même s’il s’agit de choses souvent complexes, expliquées de manière accessible, on peut arriver à libérer le bébé de son angoisse pour qu’il arrive à retrouver le calme de ses nuits.
On demandait ensuite à Mme Halmos, si ce n’était pas le calme que retrouvent les parents, ce qui rendait aussi le bébé calme. Elle répondait en disant que ce n’est pas forcement ainsi. « D’autres parents ont fait des expériences similaires », — racontait-elle —, par exemple, lors d’une sortie la nuit, papa et maman peuvent dire à son bébé : « Tu sais, nous sommes un peu angoissés à l’idée de te laisser cette nuit, mais nous savons que « Claudine » est très gentille avec toi, qu’elle sait prendre soin de toi et que tu passeras une superbe nuit avec elle, le temps que nous rentrions pour te retrouver endormi ». En conclusion, c’est le fait de parler ouverte et honnêtement au bébé ce qui lui amènera le calme et non l’imposition de choses inexpliquées.
Jusqu’où et comment les bébés arrivent à la compréhension demeure un mystère, disait cette psychologue. Ce mystère devient des plus mystérieux du fait que l’on part de la croyance que les personnes adultes arrivent toutes à la compréhension des choses. C’est-à-dire que, nous attribuons à l’âge adulte la capacité de comprendre. Pourtant, il n’y a rien de plus complexe que la compréhension humaine faite de codes compliqués et remarquablement abondants en nombre et en conceptions. Arriver à se comprendre, même entre personnes adultes est largement difficile. La compréhension des choses n’est pas une question liée à l’âge adulte, ni à l’âge tout court, mais à une certaine disposition qui dépend aussi bien de l’ouverture d’esprit que de l’envie. La compréhension n’est pas une chose innée, mais une qualité à développer au fur et à mesure que le temps passe, que notre vie et notre cerveau évoluent.
Ce mystère des bébés devient ainsi moins mystérieux, car il s’agit d’un autre apprentissage de plus, fait depuis l’enfance : la compréhension. Tout apprentissage est maîtrisable, surtout si l’on commence depuis la plus tendre enfance et si on le pratique le plus souvent possible… mystère résolu !
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(1) http://www.france-info.com/spip.php?article316168&theme=81&sous_theme=138
(2) Née le 6 novembre 1908 à Paris, Françoise Dolto exerce son métier de psychanalyste dès la fin de ses études de médecine et de son analyse personnelle (1939) jusqu'à un mois avant sa mort, le 25 août 1988. http://www.dolto.fr/multimedia/bibliographie.php
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